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Disney fait-il toujours rêver petits et grands ?

Le monde de Disney est-il toujours aussi féerique que ce qu’il veut bien montrer ? En plus du numero du Parc Asterix, ouvrons le livre de l'histoire de Disneyland. La question peut se poser à la lumière de ce qui est le quotidien de ses employés. C’est en 1992 qu’Euro Disneyland débarque à Marne-la-Vallée, adoptant l’intitulé Disneyland Paris dans un premier temps, puis Parc Disneyland aujourd’hui.

UNE CELEBRE SOURIS SUR LE SOL FRANCAIS

La version française de ce parc d’attractions a une vingtaine d’années d’existence, fascinant des générations de bambins (et leurs parents ?) emportés dans ce Las Vegas pour enfants. Pas nés de la dernière averse, les concepteurs de chez Disney ont dû se creuser la tête avant de s’installer sur le sol français. En effet, le public hexagonal est réputé pointilleux et certaines facilités qui passent sans problème auprès d’un public américain ou asiatique peuvent agacer une clientèle européenne, là où  la plupart des contes et légendes revus par l’industrie hollywoodienne virent le jour, les autres concepts du groupe reprenant les grands mythes fondateurs américains. Quoi qu’il en soit, le résultat est on ne plus professionnel, drainant plusieurs dizaines de millions de visiteurs chaque année.
Pourtant, cette aventure n’était pas gagnée d’avance et les foules ne se sont pas immédiatement précipitées sur cette grand-messe de la culture américaine. Quelques critiques fustigèrent cette vision très formatée du divertissement, et certains intellectuels y virent le triomphe du vide. Les premiers pas de Mickey en France furent donc hésitants, et ces débuts poussifs durent être financés par la maison mère aux Etats-Unis qui, elle, a les reins solides.

SUCCES ET CRITIQUES

Petit à petit, Disney balaya toutes les résistances, d’autant plus qu’une conjoncture économique plutôt fragile espérait beaucoup de ce vivier d’emplois à venir. Eurodisney prit donc un envol mitigé, ravissant un public conquis d’avance à force de marketing efficace d’un côté, mais irritant un personnel salarié qui refuse d’adhérer à une culture d’entreprise plutôt intransigeante.
 Il faut savoir que lorsque l’on signe chez Disney, il vaut mieux reléguer une partie de son identité au vestiaire et adopter des codes qui frisent souvent le ridicule. Quelques exemples concrets :  pas de moustache pour les garçons, pas de mini-jupe pour les filles, qui doivent renoncer à leurs boucles d’oreilles et vérifier la longueur de leurs ongles et celle de leurs talons. Cette rigueur fut portée devant les tribunaux qui jugèrent ce règlement intérieur liberticide.  Sans compter que tous ces compromis ne sont pas vraiment contrebalancés par des salaires motivants. Il en faudra plus pour ébranler une direction rompue à des conflits sociaux musclés, et les grèves déclenchées par un personnel exaspéré ne changèrent pas vraiment la donne. Les rapports de force sont donc l’autre décor chez Disney, qui entend régler les contentieux selon une législature en cours aux Etats-Unis. Les syndicats, constamment sur les dents, remportent cependant parfois quelques victoires comme le paiement des heures de trajet et l’application de la convention collective des parcs et loisirs.
De son côté, la direction affiche un optimisme à toute épreuve, arguant que les milliers d’emplois ainsi générés sur le sol français sont la meilleure preuve d’une gestion irréprochable.
Mais loin de ces luttes intestines, Disney est incontestablement une destination longuement espérée par un public qui veut lui aussi décrocher pendant quelques heures. Pour cela, ce lieu enchanteur est aussi une véritable arme de guerre alignant quelques hauts faits qui ont raison de toutes les résistances : chaque jour, près d’une quinzaine d’heures de spectacle, une soixantaine d’attractions, presque autant de boutiques, 231 millions de visiteurs depuis sa création en 1992, un golf d’une soixantaine d’hectares, deux centres de congrès, 55 millions de repas servis chaque année, 2 401 chambres d’hôtel, et une incontestable redynamisation de la région.


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Dirigeants

Dirigeant principal :
EURO DISNEY S.A.S. 
Titre : Gérant non associé
Dirigeant(s) : 2
Actionnaire(s) : 3
Filiale(s) : 8
Filiale(s) secondaire(s) : 11