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SFR veut supprimer un tiers de ses effectifs

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« Tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend des abonnements à 1 euros par mois. Ca n’a ni queue ni tête ». Lancée en juin dernier, par Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR, cette phrase sonnait comme un avertissement. La confirmation est parvenue le 26 juillet dernier : l’opérateur téléphonique envisage de supprimer 5 000 postes, soit un tiers de ses effectifs. 

 

SFR dans une mauvaise passe

Depuis l’arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie, rien ne va plus pour SFR. L’opérateur a perdu 4 % de parts de marché et a été contraint d’abaisser le prix de ses forfaits. Malgré cela, un million d’abonnés mobiles lui ont claqué la porte au nez en 2015.

Lors de son rachat par Altice, un an auparavant, Patrick Drahi s’était engagé auprès du gouvernement à ne procéder à aucun licenciement économique pendant trois ans. Cette garantie prend donc fin le 1er juillet 2017. 

Pour l’actionnaire principal du groupe, pas question de signer un nouvel engagement. Certes, il emploie nettement moins de personnes qu’Orange (98 000), mais bien plus que Bouygues Telecom et Free (un peu moins de 8 000 chacun) en comptabilisant plus de 9 000 salariés. En taillant drastiquement dans ses effectifs, SFR espère ainsi réduire sa dette qui est estimée aujourd’hui à près de 50 milliards d’euros.
 

Que va-t-il se passer concrètement ?

L’une des conséquences de grand plan de ce grand plan de licenciement (qui pourrait fonctionner dans un premier temps sur la base de départs volontaires) sera une réduction du nombre de boutiques aux couleurs de l’opérateur. Une véritable nécessité, selon la direction, qui indique que cela a déjà « bougé chez les concurrents » depuis trois ans.

Toujours est-il que les syndicats voient rouge. « Comment l’entreprise va-t-elle fonctionné avec si peu de salariés ? » s’inquiète Laurence Barma, de la fédération CFDT qui estime que SFR paient le surendettement de son patron. D’autres syndicats dénoncent « la casse industrielle » et fustigeant ce plan « totalement déraisonnable ». La CGT-FATP a déjà appelé à se mobiliser contre le plan lancé par Patrick Drahi. Reste à savoir si les syndicats seront entendus par la direction de l’opérateur téléphonique. Rien n’est moins sûr…


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