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Quand le FBI faisait sonner tous les téléphones de New-York

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« Le FBI et la police de New-York recherchent Ahmad Khan Rahami, un Américain d’origine afghane de 28 ans, principal suspect des attentats commis ce week-end à New-York et dans le New Jersey. » Voici le message reçu par des millions de New-Yorkais le 19 septembre dernier. Ce SMS sous forme d’appel à témoins a contribué à l’arrestation rapide du suspect. Comment ce système d’alerte fonctionne t-il ? Pourquoi est-il plus efficace que notre équivalent français ? Elements de réponse. 

 

Comment fonctionne le dispositif « Emergency Alerts » ?

Les autorités américaines envoient l’alerte sur tous les téléphones mobiles de citoyens présents dans une zone géographique déterminée grâce à la technique du « cell broadcast » (en français « diffusion cellulaire »). Cette technologie est bien différente de celle utilisée pour les SMS car elle permet de recevoir un message même si les réseaux sont saturés et même si leur téléphone est en mode « ne pas déranger ».

Les propriétaires des téléphones mobiles reçoivent donc « automatiquement » les alertes si leur opérateur a souscrit au programme. C’est ainsi que le 19 septembre dernier, les américains ou étrangers présents à New-York ont reçu l’appel à témoin du FBI.

Pourquoi le dispositif américain est-il plus efficace que le système français ?

Depuis le 8 juin dernier, les autorités françaises ont mis en place leur outil leur permettant d’avertir la population en cas d’attaque terroriste ou de catastrophe naturelle. Baptisée "SAIP", ce système fonctionne sur la base d’une application. Pour recevoir les notifications, il faut donc que les citoyens téléchargent l’appli et acceptent d’être géolocalisés. Cela présuppose donc qu’ils aient un smartphone (et non un simple téléphone comme aux Etats-Unis) et qu’ils soient informés de l’existence de SAIP ce qui semble peu probable pour les touristes en voyage en France par exemple. 

Utilisée la première fois lors de l’attentat de Nice, le 14 juillet dernier, l’appli s’est révélée être un véritable fiasco :  les citoyens présents à Nice ont été prévenus de l’attentat commis plus de trois heures après les faits (et alors que son auteur avait déjà été abattu par les forces de l’ordre). Samedi dernier, lors du vrai faux attentat de Paris, l’application a cette fois-ci bien fonctionné…. pour rien.

Pour les experts, il devient donc urgent de revoir le dispositif français et de s’inspirer de celui de l’autre côté de l’Atlantique qui a dors et déjà fait ses preuves…


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